mai 4 2006

Ubuntu Dapper sur un portable Asus A6BG16E-RWDL

ATTENTION : cet article est peut-être obsolète.

La distribution Ubuntu Linux proposera dans les jours qui viennent une nouvelle version : Dapper Drake. Revue de l’installation sur un portable Asus : le A6BG16E-RWDL.

J’ai installé la version de développement d’Ubuntu, appelée Dapper Drake, sur mon ordinateur portable. Elle sera finalisée au mois de juin 2006 (c’est pourquoi on parle aussi de Ubuntu 6.06). L’installation s’est effectuée sans aucun problème à partir du CD d’installation Dapper Flight 6. Récit.

Si on dispose d’une version précédente d’Ubuntu installée sur le disque dur, il est aussi possible de faire la mise à jour très simplement : il suffit de remplacer toutes les occurences de breezy en dapper dans le fichier /etc/apt/sources.list, puis de taper dans le terminal :

$ sudo apt-get update && sudo apt-get dist-upgrade

La reconnaissance du matériel a encore progressé (dans le domaine du possible, car ni la webcam, ni le lecteur de cartes mémoires SD ne sont reconnus ; il n’existe pas de pilote pour ces matériels sous Linux). L’ACPI marche à présent à merveille : mise en veille simple, hibernation, touches multimédias fonctionnent sans bidouillage. Le Wi-Fi fonctionne très bien dès l’installation. L’installation des pilotes non-libres pour la carte graphique ATI est très simple (et seulement utile si vous comptez utiliser des logiciels nécessitant une accélération 3D) :

$ sudo apt-get install fglrx-driver

Enfin, remplacer ati par fglrx dans le fichier /etc/X11/xorg.conf, et c’est parti !

On notera que la mise en veille comme l’hibernation fonctionnent correctement même avec les pilotes ATI proprios, et également avec le framebuffer (vesafb).

J’ai installé le serveur graphique XGL qui permet de disposer d’une interface graphique sympa utilisant la carte graphique pour animer les fenêtres : effet garanti ! J’ai suivi le guide que nous propose mumbly pour y parvenir. On obtient des fenêtres élastiques, un changement de bureau animé (rotation d’un cube), une fonction Expose (cf. Mac OS X) super pratique, et des effets de transparence plus utiles qu’on ne le pense. Malgré tout il reste certains problèmes d’affichage notamment en ce qui concerne les vidéos en plein écran et l’application MyFreeTV qui reste vide. Je vous conseille d’essayer pour vous faire une idée.

Il est également possible d’utiliser NetworkManager avec Ubuntu Dapper : c’est un logiciel qui permet de gérer la connexion au réseau en espace utilisateur (on dispose à cet effet d’une petite icône dans la barre des tâches qui permet de choisir entre les différents réseaux Wi-Fi disponibles et le réseau filaire). Le seul bémol vient du fait que NetworkManager ne prévoit pas la gestion des adresses IP statiques.


Une version plus ancienne d’Ubuntu (Breezy) sur le même portable
Tuxmobil


oct 28 2005

Ubuntu Breezy sur un portable Asus A6BG16E-RWDL

ATTENTION : cet article est peut-être obsolète.

L’objet de cet article et de décrire le comportement et les possibilités de cet ordinateur avec le système d’exploitation GNU/Linux. J’ai essayé diverses ditributions. Ubuntu Hoary 5.04, Debian Sid, Gentoo Linux. La dernière en date est une Ubuntu Breezy 5.10. Une petite merveille sur ce portable : à la fin de l’installation, presque toutes les fonctionnalités de l’ordinateur sont supportées, sans autre réglage.

J’ai fait l’acquisition en juin 2005 d’un ordinateur portable en remplacement de mon mini-pc shuttle. Mon choix s’est porté sur un matériel de marque Asus, modèle A6BG16E-RWDL. Il fait partie de l’entrée de gamme d’Asus. On retrouve à l’intérieur un Pentium-M 725, cadencé à 1,6 GHz, 512 Mo de mémoire DDR-SDRAM, un disque dur de 80 Go tournant à 4200 tr/min, un carte graphique ATI Radeon 9700. L’écran est un modèle “panoramique” de 15,4″, offrant une résolution de 1280×800. Il est équipé comme tout modèle Centrino d’une carte wifi Intel, modèle 2200g. Le lecteur de disques est un graveur de DVD double couche, multiformat. J’ai aussi un port PCMCIA, un lecteur de cartes mémoires SD/MS, une webcam. Ce modèle d’ordinateur portable est également capable de lire des cd-audio lors qu’il est éteint, par le biais de la fonctionnalité audio-dj (il y a des boutons de contrôle en façade).

Commençons par ce que je n’ai pas pu tester : le port PCMCIA. Le bus est fourni par Ricoh. N’ayant pas de cartes au format PCMCIA, je n’ai pas eu le loisir de tester le bon fonctionnement du dispositif. Je n’ai pas non plus essayé le port IEEE1394 (Firewire). En revanche, il devrait marcher, car ce genre de matériel est généralement bien supporté sous linux, via les modules ieee1394, ohci1394, eth1394. Ensuite, passons à ce qui ne marche pas. La webcam intégrée, tout d’abord : elle est appelée BisonCam par Asus. Le chipset est un ALi USB2 M5603C. Un lsusb nous donne ALi Corp. USB 2.0 Q-tec Webcam 300. Un driver est en cours de développement. Le lecteur de cartes mémoires SD/MS ne fonctionne pas non plus. C’est bien dommage car j’aurais ainsi pu me séparer de mon lecteur de SD externe. Les différents avis que j’ai pu lire sur le net convergent vers la même conclusion : il y a bien peu de chance qu’il soit supporté un jour. En effet, il est branché sur le bus PCMCIA de Ricoh, firme qui refuse de livrer les spécifications de ce matériel.

Ce qui marche, enfin. Tout le reste ! Particulièrement, les boutons de fonctions et d’accès rapide marchent impeccablement. Tous les boutons fn-fxx sont configurés. Les touches de lancement (mail, navigateur, etc.) émulent une touche standard grâce à acpi_fakekey. Il suffit ensuite de paramétrer la fonction voulue dans le gestionnaire de bureau. Il en va de même pour les touches de l’audio-dj. Le touchpad marche aussi à merveille.

Le niveau de la batterie est bien détecté : l’autonomie obtenue varie entre 3h15 et 4h30, selon la luminosité de l’écran (le plus gros consommateur d’énergie dans un portable). A ce titre, le speedstep, qui permet de faire varier la fréquence du processeur en fonction de la charge est bien géré. Le processeur peut ainsi fonctionner à 600, 800, 1000, 1200, 1400 et 1600 MHz. La mise en veille prolongée (hibernation, suspend-to-disk) marche bien, tout comme la mise en veille standard (suspend-to-ram), si on n’utilise pas de framebuffer pour la console en ajoutant le paramètre vga=xxx dans la configuration de grub. Je n’ai pas essayé ces deux fonctions avec le driver de carte graphique propriétaire fglrx.

En ce qui concerne l’accélération 3D, les résultats sont décevants avec le driver libre. Si on n’utilise pas la 3D, on ne verra toutefois aucun inconvénient à l’utiliser. Avec le driver propriétaire, les résultats s’améliorent, sans toutefois atteindre des niveaux exceptionnels (environ 1800 fps à glxgears). Je n’ai pas testé, mais il est à peu près certain que le driver propriétaire empêche la mise en veille de la machine.

Le graveur de DVD fonctionne à merveille, comme tous les périphériques qui fonctionnent en IDE. Enfin, on se permettra le luxe de jouer avec les led en façade, indiquant l’arrivée d’un mail dans la boîte, ou l’état de connexion au wi-fi. Il suffit d’envoyer la valeur 1 ou 0 avec echo x > /proc/acpi/asus/mled ou /proc/acpi/asus/wled. Pour le mail, il est possible d’activer la led avec mail-notification, par exemple. Merci aux développeurs du module asus_acpi.

Voilà donc un portable bien supporté sous GNU/Linux ! Il est à noter qu’il est possible d’arriver à un tel support avec n’importe quelle autre distribution linux, soit directement, soit en bidouillant un peu !

Mise à jour : il est en fait possible d’utiliser la mise en veille et l’hibernation avec les drivers propriétaires ATI fglrx présents dans Breezy. Il faut pour cela modifier un fichier. Vous trouverez plus d’information sur la page d’un testeur Ubuntu qui possède ce portable.

Je vous invite à consulter le site Tuxmobil qui recense les portables fonctionnant sous GNU/Linux.


Une version plus récente d’Ubuntu (Dapper) sur le même portable
Tuxmobil